OPÉRATION INÉDITE DE POLICE DES ONDES DANS LES ARDENNES

Opération “Silence Radio” : Les fréquences des chasseurs sous haute surveillance

Un contrôle inédit a eu lieu ce samedi 20 décembre dans les Ardennes.
Organisée en début de matinée sous la direction du parquet de Charleville-Mézières, cette opération visait à vérifier la conformité des fréquences radio utilisées par les chasseurs.

Une mobilisation inter-services exceptionnelle

Cette action a nécessité la collaboration d’experts techniques et des forces de l’ordre pour assurer un contrôle efficace sur le terrain.
Les acteurs mobilisés comprenaient :

  • L’ANFR (Agence Nationale des Fréquences), via sa direction du contrôle du spectre.
  • Le groupement de Gendarmerie des Ardennes.
  • L’OFB (Office Français de la Biodiversité) (OFB_08).
  • L’ONF (Office National des Forêts) (ONF_08).
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Caractéristiques techniques des canaux FDC 08 & 51 :
Zone couverture: itinérance départementale.
Fréquences :

  • 157.4875 MHz (Ardennes et Marne)
  • 157.5500 MHz (Ardennes uniquement)
  • 157.5750 MHz (Ardennes uniquement)

Puissance : 1W
Largeur du canal : 12.5KHz (Narrow)
Indicatifs réseaux : FCP08003 (08) – FCP051002 (51)

Le cadre légal : Ce que dit la loi

L’utilisation de talkies-walkies à la chasse n’est pas libre ; elle est strictement encadrée par le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC).

  • L’autorisation : Les fréquences allouées par la fédération de chasse ne peuvent être utilisées que pour la chasse en battue au grand gibier, garantissant ainsi la sécurité et l’organisation.
  • L’infraction : Utiliser une fréquence sans autorisation est un délit passible de sanctions (article L39-1 du CPCE).
  • Le risque juridique : L’utilisation illégale peut entraîner le brouillage des services de l’État (civils et militaires), constituant un second délit grave.

Des conséquences techniques et sécuritaires

Au-delà de la simple infraction administrative, l’impact technique d’une mauvaise utilisation des ondes est réel et potentiellement dangereux.

  1. Entrave aux systèmes critiques : Une fréquence piratée peut bloquer des infrastructures dépendantes de la transmission de voix ou de données.
  2. Déni de service : Ces interférences peuvent provoquer des pannes économiques ou sociales.
  3. Mise en danger d’autrui : Le brouillage peut affecter des communications d’urgence ou de sécurité.

Le paradoxe : Entre nature et cybercriminalité

“Les chasseurs n’imaginent probablement pas qu’un loisir en pleine nature puisse avoir des liens avec des infractions que l’on retrouve plutôt chez les hackers…”

Avec l’explosion de l’Internet des objets (IoT), le spectre des fréquences est devenu une ressource rare et critique.
Ce contrôle rappelle que la gestion des ondes n’est pas uniquement une affaire de techniciens, mais une nécessité de sécurité publique qui s’impose à tous, même au fond des bois.

Nul n’est censé ignorer la loi.
Tout est stipulé noir sur blanc avec l’autorisation d’utilisation.
Ce qu’il faut plutôt retenir de cette phrase, c’est qu’une personne ne peut généralement pas se défendre d’une action qu’on lui reproche en disant qu’elle l’ignorait.

Source tirées du fascicule documents/brouillages ANFR.


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